« Beaucoup sont appelés, mais peu sont élus ». (Mt 22, 14)


Cette phrase de l’évangile de ce dimanche est troublante : Comment le Dieu d’Amour peut-il  appeler beaucoup de convives et ne laisser entrer que peu d’élus : ceux qui portent le « vêtement de noce ».
Les pharisiens croyaient qu’en se conformant avec minutie aux détails de la vie religieuse le ciel leur serait ouvert. Plus tardivement on pensait que le fameux vêtement de noce était le baptême et qu’être baptisé suffisait bien pour avoir le salut. Quant aux « bons pratiquants » de notre époque, ne croient-ils pas que la pratique suffit ?
Qu’est-ce que le vêtement de noce ? Où allons-nous le trouver si ce n’est dans le regard de Jésus :
« Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés ». (Jean 15, 12)
C’est plus qu’un vêtement, c’est une invitation, c’est un commandement, c’est une supplication !
Nous savons tous qu’aimer comme Jésus nous a aimés est très difficile et quasiment impossible. Il y a toujours un petit moi qui se cache là où il ne faut pas.
Non, Dieu ne nous demande pas l’impossible :
« Je suis là, souffle-t-il, laisse ton cœur résonner avec celui de ton frère. Sois attentif, persévérant. Laisse-moi conduire la barque, suis-moi ».

Robert Mc Keon, diacre