L’évangile nous présente plusieurs exigences que Jésus demande à ceux qui veulent le suivre. Il s’agit de trois conditions pour suivre le Christ et vivre notre vie chrétienne en toute simplicité, humilité et douceur.

La « sobriété heureuse » : Laisser notre maison. Avoir un « chez-soi » digne, même s’il est simple est un besoin fondamental et un droit inaliénable. Sur quoi mettons-nous nos sécurités concernant : notre  position sociale, notre  travail, nos plans, notre  argent, notre santé? Où en sommes-nous dans la  confiance en Dieu, en qui nous avons « le mouvement, l’être et la vie » ? Les relations, le travail, l’argent, les sécurités matérielles, les assurances etc. sont tous des moyens et non des fins en soi. Par le   travail, nous participons à l’achèvement de la création pour le développement et l’épanouissement de toute l’humanité. Suivre le Christ, c’est donc mettre notre sécurité en lui et avoir confiance en lui, en ses plans pour nous et les personnes qui nous entourent, même lorsqu’ils vont contre nos convictions religieuses. Car « tout vient de lui, tout est pour lui, tout est en lui. À lui la gloire pour l’éternité »!

« Le détachement » : Laisser notre famille. Par exemple : “Élisée se leva et partit à la suite d’Élie”. Le  Seigneur demande  l’abandon de la famille. Dieu veut-il que nous vivions dans l’amertume, solitaires, comme des îles qui poursuivent une utopie d’un bien spirituel ? Bien sûr que non. Il s’agit de vivre notre amour envers notre famille, nos amis, notre époux ou épouse, nos collègues de travail, dans sa juste mesure. Dieu est Dieu et c’est le premier que nous devons connaître, aimer, adorer et servir. L’amour que nous portons aux personnes qui nous sont chères, doit être encadré par le premier commandement :« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toutes tes forces».Et tu aimeras ton prochain comme toi-même.
Avons-nous  une échelle de valeurs solide et bien ordonnée sur laquelle nous pourrons nous appuyer afin de monter vers Dieu à travers une véritable charité pastorale, conjugale, fraternelle et sincère ?

« La confiance en la divine miséricorde » : Brûler le passé pour vivre dans la liberté des enfants de Dieu. Le lâcher-prise nous empêche de nous enfermer sur  nous-mêmes et encore moins d’enfermer  les autres dans le passé. Il s’agit de ne plus regarder en arrière ; de rompre avec le passé qui appartient à la divine miséricorde  afin de vivre intensément l’instant présent pour construire un avenir meilleur.

Le Christ n’est pas contre la famille ni les liens qui nous unissent et que nous tissons. Gardons le regard fixé sur Jésus ; ne  le perdons pas  de vue ; ne nous  laissons pas attirer par une vie plus facile ; alors sa grâce nous accompagnera jour après jour dans sa fidélité pour la plus grande gloire de Dieu et le bien de tous.

BONNES VACANCES !

Père Romain AHOLOU