Dans l’Évangile de ce dimanche, Jésus nous exhorte à prier sans se décourager. Oui, la vie n’est facile pour personne, nous avons tous de nombreux besoins. Le secours de Dieu va nous aider et nous consoler dans nos souffrances et notre fragilité. Il est important de garder du temps pour être avec lui, pour lui parler de notre vie : des choses difficiles comme des choses faciles, de nos tristesses et nos joies aussi. Nous savons que le fait de parler avec Dieu est en soi la prière. La prière est la voix de la foi, de notre confiance et la manifestation de notre amour.

Prier sans cesse, c’est vivre chaque instant avec Dieu et avoir conscience qu’il est là, à nos côtés. Pourtant la tentation de se décourager est souvent présente. C’est parce que l’on ne reçoit pas ce que l’on demande. Souvent, l’image que nous avons de Dieu est proche de celle du père Noël. On pense qu’on a le droit de lui demander des choses concrètes et matérielles, qu’il doit nous écouter et nous donner les choses que nous demandons. Et l’on se décourage quand il ne répond pas. Mais Dieu n’est pas le père Noël. Ce que nous devons lui demander concerne plutôt le domaine spirituel dont nous avons besoin. Au lieu de lui demander de faire disparaître une difficulté, demandons le courage de pouvoir vivre cette difficulté dans la confiance.

Il est beau de prier pour demander la grâce, mais Jésus veut que notre prière soit venue du cœur et touche le cœur de Dieu. Il nous appelle à prier pour comprendre comment il nous a aimés et pour apprendre à aimer et servir les autres surtout les pauvres. C’est pourquoi, Sainte Teresa de Calcutta disait «notre contact avec les pauvres deviendra le moyen de parvenir à une grande sainteté pour nous-mêmes et pour les autres». Puissions-nous prier avec ferveur et fidélité. Car «la prière parfaite ne consiste pas en de longues phrases, mais dans la ferveur du désir qui soulevait le cœur de Jésus» (Mère Teresa).

Père Joseph Van Nam NGUYEN