L’Évangile de ce dimanche nous parle de la joie. C’est la joie de Dieu qui sort à la rencontre, à la recherche de l’homme, la joie de l’homme qui fait l’expérience d’être trouvé, aimé, sauvé. Oui, Dieu se réjouit, parce qu’il a trouvé ses enfants perdus. Dans l’Ancien Testament, face à l’égarement de son troupeau Dieu réagit avec une promesse qui devient une réalité en Jésus : « Je viens chercher moi-même mon troupeau pour en prendre soin» (Ez 34,11).

La rencontre de Dieu avec l’homme se fait dans la joie. Dieu en la personne de Jésus Christ nous cherche avec passion, par amour. Quand il nous trouve, il ne peut que se réjouir, comme le bon Berger a retrouvé sa brebis perdue. Parce que cette brebis lui appartient, il l’aime. Ici, le Christ nous invite à découvrir « la joie qui naît et renaît toujours » avec lui. C’est précisément la joie de l’Évangile qui remplit le cœur et toute la vie de ceux qui rencontrent Jésus. Laissons le Christ nous trouver, là où nous sommes, avec nos misères et nos faiblesses et sortons à sa rencontre dans le sacrement de la Réconciliation, dans le dialogue sincère et dans la prière. Nous avons tous besoin d’être trouvés par l’amour et le salut de Dieu. La vraie joie, comme le véritable amour, ne peut pas tenir dans un seul cœur. Un amour qui ressent la nécessité de parler de l’être aimé, de le montrer, de le faire connaître (cf. EG).

Que le Seigneur fasse de nous des missionnaires de son amour par la joie qui rayonne dans notre vie. Et que son amour soit notre plus grande joie, car nous  savons bien « qu’un cœur joyeux est le résultat normal d’un cœur brûlant d’amour » (Mère Teresa).

Père Joseph NGUYEN