Dans la même famille on peut trouver des pratiquants, des non-pratiquants, des athées… Pourquoi ? Les parents auraient-ils manqué à leur devoir ? Auraient-ils mal donné l’exemple de leur attachement au Seigneur ? Auraient-ils bien su écouter et accompagner leurs enfants ? … Toutes ces questions sont valables, mais est-ce qu’elles ne nous figeraient pas inutilement dans le passé ? Il est si facile de mal poser le problème car enfin de compte nous nous trouvons devant un mystère : celui du choix de Dieu.

Dans le cœur d’un pratiquant il y a toujours, même faible, un oui à l’appel du Seigneur, tout en reconnaissant que les choix de Dieu sont insondables !

Qui a mesuré dans sa main les eaux des mers,
jaugé de ses doigts les cieux,
évalué en boisseaux la poussière de la terre,
pesé les montagnes à la balance
et les collines sur un crochet ?

Qui a jaugé l’esprit du Seigneur ?
Quel conseiller peut l’instruire ?

A-t-il pris conseil de quelqu’un pour discerner,
pour apprendre les chemins du jugement,
pour acquérir le savoir
et s’instruire des voies de la sagesse ? (Isaïe 40, 12-15)

Nous savons deux choses :

À l’un est confié une mission et

à l’autre rien ne semble être confié mais il n’est pas rejeté, cela ne veut pas dire qu’il ne sera pas sauvé.

Dieu veut tous nous sauver. Comment… ? Quand … ?
Une chose est sûre c’est que le rôle des parents est de toujours trouver ce qu’il y a de meilleur dans leurs enfants. C’est là, la brèche par laquelle Dieu pourra s’introduire.

Robert Mc Keon, diacre