« Venez à l’écart et reposez-vous un peu »

« Venez à l’écart et reposez-vous un peu » (Marc 6, 31). Au cœur de l’été nous recevons ces paroles de Jésus à ses Apôtres réjouis et épuisés par leur mission. Nous les entendons peut-être alors que nous avons la chance d’être partis pour un temps de vacances, de découvertes et de tourisme, en ville ou à la campagne, dans les montagnes ou au bord de la mer. Le Seigneur nous attend là-bas et il nous accompagne toujours, que nous soyons seuls ou en familles, pour quelques jours ou plus longtemps. Il nous offre de faire mémoire de la bonté de la création et de la liberté qu’il nous donne pour servir nos frères et sœurs, pour ralentir un peu, reprendre souffle et forces et poursuivre notre route. Le Christ, pain de vie, guérit et nourrit, les cœurs et les corps fatigués et affamés. Il nous associe à sa mission et il prend soin de nous.

« Venez à l’écart et reposez-vous un peu ». Nous recevons aussi cet appel de Jésus alors que nous sommes entrés dans l’église Saint-Louis, au cœur de l’Ile qui porte son nom, en plein centre de Paris. Que ce soit par hasard ou par habitude, au détour d’une promenade, d’une course, cherchant un peu de fraîcheur et de paix, venus pour écouter enfin un concert, prier ou participer à un office, vous êtes attendus, vous êtes chez vous. Ces murs sont habités par la prière et la foi de ceux qui y viennent, seuls ou ensemble, pour rendre grâce à Dieu et le supplier. Ces voûtes sont remplies par l’engagement de tous ceux qui prennent soin les uns des autres et en particulier des plus vulnérables. Cette maison est la demeure de Dieu et de vous tous ! Chacun peut y trouver sa place, sa joie, son espérance, conduit par saint Louis, sainte Geneviève et la Vierge Marie que nous fêterons au cœur du mois d’août. Habitants, passants, commerçants, nouveaux venus dans le quartier ou familiers depuis longtemps, soyez les bienvenus !

«La multitude de ceux qui étaient devenus croyants avait un seul cœur et une seule âme » (Actes des Apôtres 4, 32). Que nous soyons dispersés ou réunis au cours de cet été, nous restons en communion. Nous voulons même que nos liens grandissent dans le Seigneur, et que ce repos qu’il nous offre nous fasse du bien. Avant d’avoir la joie de nous retrouver pour reprendre ensemble le chemin de la prière, de la fraternité, de la formation, du service et de l’évangélisation : « assidus à l’enseignement des Apôtres et à la communion fraternelle, à la fraction du pain et aux prières » (Actes des Apôtres 2, 42). Notez déjà la date de notre rentrée paroissiale : les samedi 2 et dimanche 3 octobre ! Le samedi 2 octobre, pèlerinage en bateau sur la Seine et la Marne puis à Vincennes à l’école de saint Louis, et le soir : accueil, musique et évangélisation lors de la nuit blanche. Et le dimanche 3 octobre, messe de rentrée, apéritif et déjeuner paroissial, bénédiction et accueil des nouveaux paroissiens. Beaucoup d’autres propositions vous sont déjà faites dans cette feuille de l’été, n’hésitez pas à venir, à vous manifester, à veiller les uns sur les autres, spécialement les personnes les plus seules et fragiles cet été. « Goûtez et voyez : le Seigneur est bon ! Heureux qui trouve en lui son refuge ! » (Psaume 33, 9).

Père Jean-Baptiste Arnaud, curé

Dimanche 27 juin 2021

Dans l’Évangile de ce jour, nous voyons que la foi est une rencontre en paroles et en actes avec le Christ. Et c’est cette foi comme véritable rencontre, qui nous sauve. Le récit central de l’Évangile où une femme semble guérie à l’insu du Seigneur, nous le montre bien : remplie de foi, mais ne voulant sans doute pas se faire remarquer au cœur de cette foule pressante, elle touche simplement la frange du manteau du Christ et s’en ressens instantanément guérie. Mais il fallait, pour une transformation intérieure bien plus que simplement physique, qu’elle se laisse regardée par le Christ, et en reçoive la parole de guérison : « Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal. » Un miracle n’est en rien magique. C’est une rencontre personnelle avec le Christ. Et c’est pour cela qu’il s’est retourné vers elle. 

 La mort et le mal ne viennent pas de Dieu nous rappelle le livre de la Sagesse. « C’est par la jalousie du diable que la mort est entrée dans le monde. » Et par cette jalousie, le démon vient se placer entre le Christ et nous, pour briser ce contact salutaire. Voilà pourquoi tout miracle, véritable expulsion du mal, ne peut se jouer que par le rétablissement de ce lien, tout à la fois par un regard, par un contact, par une parole. Demander à Dieu un miracle, c’est en fin de compte implorer une rencontre personnelle avec Lui. L’éloignement du mal n’en est qu’une conséquence, puisqu’il ne tient plus dans ce lien resserré avec notre Seigneur.  

Père François BOUCHARD

Passons sur l’autre rive…

« Passons sur l’autre rive » : cette parole de Jésus peut nous sembler un peu sinistre, tant elle évoque souvent la mort, l’autre rive sur laquelle nous sommes attendus par Dieu. Quel contraste apparent avec la joie de la mission et l’action de grâce de cette fin d’année paroissiale ! Cependant, aujourd’hui, le père Joseph, ainsi qu’Antoine, Thomas et Foucauld qui vont quitter notre paroisse, sont appelés par le Christ à passer sur l’autre rive. Au sens propre de la traversée de la Seine, comme au sens figuré de leurs nouvelles missions et étapes de leur formation. Quitter l’Ile Saint-Louis et notre chère paroisse c’est bien une petite mort ! Notre vie consiste ainsi à en être dépossédés, à mourir à nous-mêmes, à nos projets, à notre volonté propre, et aussi à notre égoïsme et à nos péchés, afin d’entrer dans une vie de ressuscités, une vie plus forte que la mort, une vie plus belle et plus dense. 

« Passons sur l’autre rive » : cette invitation du Christ est aussi un appel pressant à la mission, sur l’autre rive du lac de Tibériade, dans la Décapole des païens, au-delà des mers et sur des rivages inconnus, dans les périphéries de l’existence, auprès de ceux qui ne connaissent pas Dieu. Jésus lui-même nous entraîne, nous pousse et nous conduit à témoigner très simplement de notre joie d’être chrétien. Nous nous y exerçons ce week-end en invitant au spectacle « Je danserai pour toi » vendredi soir, au « grand jeu » des enfants et des familles samedi matin, en participant à l’après-midi « église ouverte » samedi, en proposant de venir à la soirée « Dieu peut-il me consoler ? » samedi soir, en conviant nos amis au pic nic et au café sportif au square Barye dimanche après la messe.

« Passons sur l’autre rive » : les autres rives de la Méditerranée nous attendent sur les pas de saint Louis à Carthage et Tunis du 10 au 14 novembre, et à la suite du Christ, des patriarches, des prophètes et des apôtres en Terre sainte du 26 avril au 4 mai 2022 ! Ces pèlerinages physiques et intérieurs, comme le grand pèlerinage de l’existence, nous font traverser bien des tempêtes, dans notre vie, dans l’Eglise et dans le monde. Face à tant de violence, de maladies, de solitude, d’angoisse, le Christ nous semble parfois endormi. Il est parfois caché, souvent discret, mais toujours présent, plein d’amour et de tendresse pour chacun. A moins que ce ne soit nous qui soyons endormis.

« N’avez-vous pas encore la foi ? ». Le Seigneur nous réveille. Il nous rejoint et nous parle au cœur dans la tempête, comme déjà avec Job. Fais grandir en nous la foi Seigneur ! Donne-nous d’être saisis par ton amour. Donne-nous d’être témoins de ton amour. « Qui est-il celui-là ? » : qui es-tu Jésus ? Donne-nous de nous poser toujours cette question et de la susciter autour de nous. Nous voulons te connaître et t’aimer davantage, te faire connaître et te faire aimer toujours plus. Nous voulons chanter avec le psalmiste en ce jour : « Qu’ils rendent grâce au Seigneur de ses merveilles ! ».

Père Jean-Baptiste Arnaud, curé

Quelle semence Jésus a-t-il jetée en moi ?

Comme l’évangile de Saint Marc l’affirme, Jésus est le semeur, il jette en terre la semence qui est sa parole. Avons-nous ouvert nos oreilles pour l’entendre ? Certaines paroles nous interrogent plus que d’autres ? Les avons-nous laissées grandir en nous, orienter nos vies ? Où en sommes-nous ?

Un effort de discernement nous est demandé, profitons du message de la parabole du semeur entendue ce dimanche pour travailler les paroles de Jésus qui structurent, guident et conduisent nos vies. 

Nous pourrions alors clarifier et renouveler notre engagement vis-à-vis du Seigneur et le mettre en pratique.

Soyons rassurés par saint Paul qui écrit : « gardons toujours confiance … cheminons dans la foi.  »

Robert Mc Keon, diacre

Solennité du Saint Sacrement

Nous fêtons ce dimanche le Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ et nous faisons mémoire  de l’Institution du Sacrement de l’Eucharistie où Jésus s’offre lui-même en nourriture en disant : Ceci est mon corps livré pour vous ; ceci est mon sang, le sang de l’Alliance nouvelle.

Toutes nos messes reprennent les paroles et les gestes de Jésus au moment du repas de la dernière Cène. Dans cette solennité c’est l’occasion d’approfondir le sens de l’Eucharistie et sa place dans nos vies. Dans les paroisses se célèbrent les premières communions des enfants du catéchisme, et a lieu en principe la procession du Saint Sacrement dans la rue. C’est ce que nous allons faire aussi dans notre paroisse : porter Jésus Eucharistie dans notre quartier. 

Dans l’Eucharistie Jésus renouvelle pour nous le don de sa propre vie sur la croix, et nous contemplons cet acte d’offrande. Nous sommes rendus ainsi contemporains du sacrifice de la croix. Par là, nous sommes, nous aussi, invités à nous offrir nous même avec Lui. En effet, l’Eucharistie est le sacrifice de Jésus, mais c’est aussi, le sacrifice de l’Eglise. Avec l’Eucharistie nous entrons de plein pied dans une relation que Jésus entretien avec son Père ; nous sommes entrainés dans son élan vital, dans son dynamisme, dans son zèle. Jésus nous oriente ainsi vers le Père car Jésus est tout entier tourné vers Dieu, comme l’écrit saint Jean au début de son évangile : « Au commencement était le Verbe et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu » (1,1). Et nous allons donc dans son sillage. Avec toute l’Eglise nous pouvons dire : Il est grand, le mystère de la foi !

                                                                                      P. Ovidiu ROBU

Entrer dans la communion d’amour trinitaire

Nous célébrons ce dimanche la solennité de la Sainte Trinité. C’est Jésus qui nous a révélé ce profond mystère d’un Dieu dans l’unité d’amour de trois Personnes distinctes, égales et invisibles, le Père, le Fils et l’Esprit. La Trinité n’est pas seulement une histoire qui se passe dans le Ciel, sans que nous y soyons intéressés. Elle s’inscrit en effet dans notre existence humaine et la transforme. Participant de la vie trinitaire par le baptême, nous devenons à notre tour des êtres de relation, des êtres qui ne peuvent pas atteindre la plénitude de leurs possibilités s’ils n’entrent pas en communion d’amour avec le Père, le Fils et l’Esprit-Saint, et si cette communion d’amour ne se concrétise pas dans notre manière d’être avec nos frères et sœurs.

L’Évangile de ce jour nous rapporte le dernier rendez-vous des disciples avec le Christ ressuscité. C’est l’envoi en mission avec une recommandation d’aller faire des disciples en les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Par-là, le Christ les invite à un nouveau dynamisme, c’est-à-dire à entrer dans la communion d’amour trinitaire à laquelle ils peuvent puiser la force, le courage et l’audace pour annoncer la Bonne Nouvelle à tous les peuples. Et ceux qui reçoivent le baptême et croient à l’Évangile, reçoivent aussi cet océan d’amour divin. C’est pourquoi le Dieu auquel nous croyons n’est pas n’importe quel Dieu. C’est le Dieu d’amour qui se révèle et se manifeste dans sa relation entre le Père et le Fils, relation tellement intense qu’elle constitue elle-même une Personne. C’est à cette communion trinitaire que nous sommes associés par le baptême, quand l’Esprit-Saint fait de nous des enfants de Dieu.

Telle est notre joie. La joie de tout chrétien a pour Père le Dieu d’amour. Cette joie est présente tout particulièrement dans le cœur des pèlerins de notre Paroisse vers Notre Dame de Liesse, où l’amour de Dieu se révèle en la personne de la Vierge Marie cause de notre joie. 

Père Joseph Van Nam NGUYEN

Le bruit d’un silence tenu

Dimanche nous célébrons la Pentecôte, l’effusion du Saint Esprit dans l’Église. Le Saint Esprit est toujours à l’œuvre et agit comme le vent. « Le vent souffle où il veut, et sa voix tu l’entends, mais tu ne sais d’où il vient, ni où il va. » dit Jésus à Nicodème. (Jean, 3. 8) L’homme ne saisit pas le Saint Esprit, il ne peut que l’entendre, s’il est à l’écoute. 

Les Saintes Écritures fournissent des clefs pour comprendre comment Dieu se manifeste et se laisse connaître. La rencontre de Dieu par Élie sur le Mont Horeb nous l’enseigne très bien : Élie fuyait la reine Jézabel après avoir vaincu les prêtres de Baal et, invité par Dieu pour le rencontrer, il continuait son chemin vers le Mont Horeb. Arrivé là, la rencontre ne se passe pas dans des manifestations puissantes de la nature. Élie sort à la rencontre du Seigneur en se couvrant le visage et reçoit la présence de Dieu comme « Le bruit d’un silence tenu. » (1 Rois 19, 12-14) En se couvrant le visage Élie, d’une façon métaphorique, soustrait toute activité de l’esprit pour pouvoir rencontrer et entendre Le Seigneur qui ne se donne que par une présence silencieuse. 

Une telle expérience n’est pas un sentiment, un élan enthousiaste, une émotion, elle est insaisissable. C’est vrai qu’elle peut être accompagnée par des émotions mais les émotions sont trop éphémères pour donner une assise solide à l’expérience de Dieu. Quand le Saint Esprit parle, il parle dans le son du silence comme il l’a fait avec Élie et avec une douceur à peine perceptible. Il cherche une écoute sans l’interférence de ses idées et de ses sentiments. Il est simplement là.

En racontant son expérience de Dieu à Ostie, Saint Augustin parle d’une rencontre saisissante. Le Saint était là, sans bruits ni extérieurs ni intérieurs et pourtant Dieu se faisait entendre. (Confessions, IX, 25) La seule façon de parler d’une telle expérience est d’affirmer tout simplement que «c’est comme ça. »

Pour rencontrer Dieu, le jésuite Français Jean Pierre Caussade du 18e siècle dans son ouvrage Le traité sur l’oraison du cœur (ch 6), conseille de tendre l’oreille en pratiquant « des pauses attentives.» Nous le faisons instinctivement lorsque nous tendons l’oreille au moment où un chef d’orchestre lève son bâton.        

Laissons-nous inspirer par Élie, Saint Augustin et Caussade. 

Robert Mc Keon, diacre

Dimanche 16 Mai 2021 – 7ème Dimanche de Pâques

Rappelons-nous du Samedi Saint ! Avec Marie et les apôtres nous vivions, silencieux, un deuil plein d’espérance. Peu avaient compris, tous n’y croyaient pas, mais le Christ devait bientôt ressusciter. Voilà qu’en ces jours Dieu retente l’expérience ! En avons-nous compris l’enjeu ?

Voilà trois jours que la Lumière du monde est remontée vers le Ciel, s’est assise à la droite du Père. La terre est de nouveau plongée dans l’obscurité, orpheline de son Dieu, mais toujours dans l’espérance que c’est sous le feu de l’Esprit-Saint que bientôt cette Lumière reviendra. Et elle ne reviendra pas sans nous, puisque c’est sur chacune de nos têtes qu’en langue de feu elle doit se poser. Oui, Dieu a fait ce pari fou de tout miser sur nous pour rallumer la terre ! Il n’a pas de plan B autre que Son Église pour cela ! Il est alors temps cette semaine, de soigner la mèche de nos âmes, de rafraîchir la cire de nos cœurs pour autant qu’ils ne soient pas de pierre. Si ce feu de l’Esprit-Saint nous découvrait en bougies vieillies, aux mèches noyées dans une cire depuis trop longtemps durcie, il ne pourrait pas demeurer sur nous. Nous resterions alors dans l’obscurité et il manquerait à notre terre un peu de la Lumière du Ciel qui pourtant nous est confiée…

Préparons donc soigneusement nos âmes durant toute cette semaine telle un grand Samedi Saint. Précipitons-nous au confessionnal, afin que l’Esprit-Saint nous découvre dignes et prêts à porter la Lumière du monde jusqu’aux extrémités de la terre ! Bonne route vers la Pentecôte !

Père François BOUCHARD

« Sous ta protection nous nous réfugions, Sainte Mère de Dieu »

Dans la présente situation dramatique, chargée de souffrances et d’angoisses qui frappent le monde entier, nous recourons à Toi, Mère de Dieu et notre Mère, et nous cherchons refuge sous ta protection.

O Vierge Marie, tourne vers nous tes yeux miséricordieux dans cette pandémie du coronavirus, et réconforte ceux qui sont perdus et qui pleurent leurs proches qui sont morts, enterrés parfois d’une manière qui blesse l’âme. Soutiens ceux qui sont angoissés pour les personnes malades auprès desquelles, pour empêcher la contagion, ils ne peuvent être proches. Suscite la confiance en celui qui est inquiet pour l’avenir incertain et pour les conséquences sur l’économie et sur le travail.

Mère de Dieu et notre Mère, implore pour nous de Dieu, Père de miséricorde, que cette dure épreuve finisse et que revienne un horizon d’espérance et de paix. Comme à Cana, interviens auprès de ton Divin Fils, en lui demandant de réconforter les familles des malades et des victimes, et d’ouvrir leur cœur à la confiance.

Protège les médecins, les infirmiers et les infirmières, le personnel sanitaire, les volontaires qui, en cette période d’urgence, sont en première ligne et risquent leur vie pour sauver d’autres vies. Accompagne leur fatigue héroïque et donne-leur force, bonté et santé.

Sois aux côtés de ceux qui, nuit et jour, assistent les malades ainsi que des prêtres qui, avec sollicitude pastorale et engagement évangélique, cherchent à aider et à soutenir chacun.

Vierge Sainte, éclaire l’esprit des hommes et des femmes de science, pour qu’ils trouvent de justes solutions pour vaincre ce virus.

Assiste les Responsables des Nations, pour qu’ils œuvrent avec sagesse, sollicitude et générosité, en secourant ceux qui manquent du nécessaire pour vivre, en programmant des solutions sociales et économiques avec clairvoyance et avec esprit de solidarité.

Marie très Sainte, touche les consciences pour que les sommes considérables utilisées pour accroître et perfectionner les armements soient au contraire destinées à promouvoir des études adéquates pour prévenir de semblables catastrophes dans l’avenir.

Mère très aimée, fais grandir dans le monde le sens d’appartenance à une seule grande famille, dans la conscience du lien qui nous unit tous, pour que nous venions en aide aux nombreuses pauvretés et situations de misère avec un esprit fraternel et solidaire. Encourage la fermeté dans la foi, la persévérance dans le service, la constance dans la prière.

O Marie, Consolatrice des affligés, embrasse tous tes enfants dans la tribulation et obtiens que Dieu intervienne de sa main toute puissante pour nous libérer de cette terrible épidémie, afin que la vie puisse reprendre dans la sérénité son cours normal.

Nous nous confions à Toi, toi qui resplendis sur notre chemin comme signe de salut et d’espérance, o clémente, o miséricordieuse, o douce Vierge Marie. Amen.

Pape François 

Mois de mai, mois de Marie

En ce mois de mai, nous vivons non seulement dans la joie de Pâques mais aussi celle du mois de Marie. Oui, sa présence maternelle nous apporte à la fois la joie et la paix dont nous avons besoin plus que jamais, la paix pour notre cœur, pour notre pays et pour le monde entier. Pour cela, il faut se convertir et prier sans cesse comme la Vierge Marie avait recommandé à Lucia, Francisco et Jacinta, lors de ses manifestions à Fatima le 13 mai en 1917. 

En rendant un culte spécial à la Vierge Marie, l’Église invite ses enfants non seulement à honorer la Mère du Christ et des croyants, mais à implorer également son intercession. Les Pères du Concile Vatican II souhaitent « que tous les chrétiens adressent à la Mère de Dieu et des hommes d’instantes supplications, afin qu’après avoir assisté de ses prières l’Église naissante, maintenant encore, exaltée dans le ciel au-dessus de tous les bienheureux et des anges, elle continue d’intercéder près de son Fils dans la communion de tous les saints, jusqu’à ce que toutes les familles des peuples, qu’ils soient déjà marqués du beau nom de chrétiens ou qu’ils ignorent encore leur Sauveur, soient enfin heureusement rassemblés dans la paix et la concorde en un seul peuple de Dieu à la gloire de la Très Sainte et indivisible Trinité » (Constitution Lumen gentium, n° 69). 

Nous nous associons particulièrement à l’intention de prière du Saint-Père pour ce mois de mai qui sera consacré à un « marathon » de prière pour invoquer la fin de la pandémie, qui frappe le monde depuis plus d’un an, et la reprise des activités sociales et professionnelles. 

A la fin du mois de mai, nous aurons la joie d’aller en pèlerinage à Notre-Dame de Liesse. Marie cause de notre joie, priez pour nous ! 

Père Joseph Van Nam Nguyen